Depuis 1986, le terme et le concept sont très utilisés parmi les biologistes, les écologues, les écologistes, les dirigeants et les citoyens. L'utilisation du terme coïncide avec la prise de conscience de l'extinction d'espèces au cours des dernières décennies du XXe siècle.
En juin 1992, le sommet planétaire de Rio de Janeiro a marqué l'entrée en force sur la scène internationale de préoccupations et de convoitises vis-à-vis de la diversité du monde vivant. Au cours de la Convention sur la diversité biologique qui s'est tenue le 5 juin 1992, la diversité biologique a été définie comme :
« la variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes.
- art. 2 de la Convention sur la diversité biologique, 1992. »
« La biodiversité c’est un peu comme le jeu de mikado, vous ôtez un pic, puis un deuxième, un troisième … il ne se passe rien, jusqu’à ce que soudainement tout s’effondre » (un expert).
Pourquoi défendre la biodiversité? Plusieurs raisons l’expliquent :
- La première est écologique : la biodiversité joue en effet un rôle essentiel dans l'équilibre des écosystèmes et donc, à l'échelle globale, de la biosphère.
- La deuxième est économique : la biodiversité est utilisée par l'Homme dans de nombreux domaines tels que l'alimentation, l'industrie, la santé ou les loisirs. Elle représente donc une richesse dont la valeur économique doit être préservée.
- La troisième est éthique : l'humanité s'estime responsable de la sauvegarde des espèces vivantes et considère la biodiversité comme un patrimoine à transmettre aux génération futures
D’après les plus récentes études, jusqu’à 37% des espèces pourraient avoir disparu d’ici 2050. Les raisons de cette catastrophe annoncées sont connues, elles tiennent à l’impact du réchauffement climatique, à la destruction des habitats naturels, à la surexploitation des ressources et à l’introduction de nouvelles espèces prédatrices ou parasites, source d’extinctions violentes d’espèces indigènes.
La disparition des espèces s'accélère. Le rythme d'extinction des vertébrés et des plantes est déjà cent fois plus important que lors des temps géologiques, il y a des dizaines de millions d'années. Cette vitesse devrait être multipliée par 100 dans les prochaines décennies, soit un rythme 10 000 fois supérieur au taux estimé comme naturel.
Une autre étude, menée par les Nations Unies, révèle cette fois que près de deux tiers des écosystèmes sont actuellement exploités au-delà de leurs capacités.
Or la disparition des espèces n’est pas seulement une catastrophe éthique, elle est une menace directe pour l’humanité elle–même. On peut souligner à ce propos que les scientifiques ont mis en lumière le fait qu’une altération de la biodiversité avait un impact négatif sur la production de biomasse et donc sur la fourniture de fourrage, générant, un risque pour l’alimentation humaine, mais également sur la filtration des eaux, mettant ainsi en danger la pureté des nappes phréatiques.
Plus encore, les spécialistes de la recherche médicale estiment que le développement des médicaments les plus prometteurs, en matière par exemple de cancer et d’ostéoporose, qui dépendront pour leur composants d’espèces animales (on peut citer la squalamine fournie par les requins) est menacé par la dégénérescence rapide de la biodiversité, faisant dire à un expert, que « lorsqu’une espèce disparaît, c’est un espoir thérapeutique qui s’effondre ». |