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Médecine durable
La médecine durable est un concept qui consiste dans le fait de recourir à des substances saines pour se soigner, en évitant les composants toxiques qui sont identifiés comme nocifs pour la biodiversité. Elle est fondée sur une approche éthique, qui condamne l’expérimentation animale, sauf exceptions très rares et en cas d’urgence avérée et en l’absence de tout autre moyen alternatif. Elle privilégie par conséquent les ressources naturelles.
Les statistiques publiées il y a déjà une vingtaine d’années par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) révèlent que 80 % de la population mondiale s’en remettent aux remèdes et aux systèmes de médecine traditionnels pour leurs soins de santé quotidiens. Rien n’indique que cela ait changé au cours des deux décennies pendant lesquelles l’hémisphère Nord redécouvrait les vertus des plantes médicinales. Plus grave encore, plus d'un tiers des habitants des pays en développement n'ont pas accès aux médicaments essentiels. L'accès à des thérapies traditionnelles ou complémentaires/parallèles sûres et efficaces pourrait être déterminant pour le développement des soins de santé.
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Dans les pays développés, 25 % des médicaments modernes sont préparés à base de plantes, qui ont au départ été utilisées traditionnellement. Les chercheurs considèrent aujourd’hui que les meilleurs espoirs en matière de RD résident dans la découverte des propriétés médicinales des espèces florales et animales.
Or la biodiversité est fortement menacée par les humains. Ceci est principalement dû à la destruction de certaines espèces, ou à la destruction forestière par exemple. L'Homme s'approprie tous les espaces, détruit tout sur son passage simplement car telle est sa volonté. Pourtant, la biodiversité est quelque chose de bon et indispensable à la vie. Enormément d'avancées, techniques ou médicales, sont dues à l'étude des êtres vivants. Mais, malheureusement, beaucoup ne pourront jamais avoir lieu, à cause de la disparition de celle-ci.
D’après Myles Mander de l’Institut des ressources naturelles de l’Afrique du Sud. « On peut s’attendre à ce que 80 % des espèces végétales disparaissent sous l’effet des activités d’exploitation ». Une nouvelle génération d'antibiotiques, de nouveaux traitements contre les pertes osseuses ou problèmes de reins, médicaments anticancéreux, tout cela pourrait être perdu si le monde ne réussit pas à inverser la tendance rapide à la perte de la biodiversité, souligne le Plan des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).
Selon les experts, de nombreuses formes de vie terrestre et marines qui ont un intérêt économique et médical pourraient disparaître avant que nous puissions en connaître les secrets et parfois même, avant même de savoir qu'elles existent.
Enfin les plantes médicinales peuvent jouer un rôle capital dans la restauration des paysages dégradés. Dans les conditions propices à l’agriculture durable, elles peuvent contribuer à la diversification des systèmes agraires et à l’amélioration de la fertilité du sol. En outre, elles constituent souvent une importante source de revenu d’appoint pour les pauvres en milieu rural, et en particulier pour les femmes.
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